Plan Epargne Groupe EDF : Où placer son Intéressement/Participation/Abondement en 2020 ? partie 1/2

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Avertissement : Cet article est publié à titre d'information uniquement. Nous ne sommes ni professionnel, ni Conseiller en Investissement Financier (CIF) au sens de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF).

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Quelques généralités...

Le Plan Epargne Groupe EDF est un dispositif d’Epargne Salariale qui totalise 6.000 millions d’euro d’encours pour environ 200.000 épargnants. Calcul : en moyenne 30.000€/épargnant.

C’est beaucoup ? Bof, pas grand chose en fait face au volume total d’épargne financière des Français qui totalise plus de 5.000 Mds€, soit 5 millions de millions d’euros, dont approximativement 1.776.000 M€ en assurance vie. Le PEG EDF ne représente donc « que » 0.12% du patrimoine financier des Français.

Rémunération variable

L’intéressement est « un dispositif d’épargne salariale lié aux résultats ou aux performances de l’entreprise ». Cette definition de service-public.fr porte à confusion car le mot « résultat » pourrait être interprêté comme le « résultat » comptable issu du compte d’exerice, or il s’agit des « résultats » au sens commun, à savoir, l’atteinte ou non d’objectifs. Ces objectifs sont fixés entre syndicats et direction et portent souvent sur des jalons comme la performance économique, la production, la satisfaction client, la sécurité, la qualité, ou autre (quantité de papier consommé par imprimante, nombre d’heures de réunions via Lync etc). 

La participation est « un mécanisme de redistribution des bénéfices aux salariés ». C’est donc une formule mathématique issues à la fois de chiffres du bilan comptable (capitaux propres), des SIG (Soldes Intermédiaires de Gestion, par exemple Valeur Ajoutée, Bénéfice) et des charges (Salaires). Pour qu’il y ait participation, il faut que l’entreprise réalise des bénéfices. A noter que certaines entreprises ou filiales d’EDF ont un Excédent Brut d’Exploitation (EBE) positif, mais provisionnent des pertes pour les exerices futurs, ce qui a pour conséquence de transformer un résultat positif (bénéfice) en résultat négatif (déficit), et donc de supprimer la participation. La formule de la participation est définie sur le site de l’URSSAF telle que :

Participation : uniquement si l'entreprise fait des bénéficices !

L’abondement est « une contribution volontaire de l’entreprise à l’épargne salariale ». A noter qu’il y a donc abondement uniquement s’il y a versement sur les dispositifs d’éprgne salariale. A noter que pour les jeunes embauchés (mois d’un au au sein de l’entreprise) qui n’ont ni intéressement ni participation, il est parfois possible de bénéficier de cet abondement en faisant un versement volontaire.

Fiscalité

C’est ici que les dispositifs d’épargne salariale prennent tout leur sens. En effet l’entreprise communique les enveloppes intéressement / participation / abondement en valeur brute, auquelle il faudra déduire plus ou moins d’impôt en fonction du retrait ou du placement de cette épargne.

Contribution Sociale Généralisée (CSG), et Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) cumulent 17.2%. Ils seront prélevés par le fisc quelque soit l’usage de votre épargne salariale (retrait ou placement).

Versement immédiat : si les sommes perçues ne sont pas placées sur le PEE/PEG et qu’elles sont retirées par le salarié, elles sont soumises au barême progressif de  l’Impôt sur le Revenu (IR), donc au taux marginal d’imposition (TMI). Exemple : célibataire gagnant 25.659€/an, 1000€ de participation, TMI = 30%, CSG/CRDS = 17.2%, reste net dans sa poche 528€ (snif).

Epargne : à l’inverse, si les sommes perçues sont placées sur le PEE/PEG, elles ne sont pas soumises à l’IR. Par défaut ces sommes seront disponibles après 5 ans, nettes d’impôt, et seules les plus-values seront imposables. 

Déblocage anticipé : Comparé au PERCO, le PEG est relativement souple quant aux motifs de déblocages anticipé (avant les 5 ans). A noter que le capital issu d’un déblocage anticipé est non-imposable. Le salarié peut donc optimiser sa fiscalité en plaçant son intéressement / participation pour quelques mois ou années, et utiliser l’un des 9 motifs de déblocage ci-dessous pour s’affranchir de l’impôt. 

 

Les fonds disponibles sur le PEG EDF

Egépargne monétaire

Géré par CPR AM. Actif net au 31 mars 2020 : 1152 M€.

Durée minimum de placement recommandé : de 1 semaine à 3 mois

Le support monétaire est actuellement majoritairement en cash, « la part des liquidités incluant les OPCVM monétaires représente 65.23% de l’actif ». L’inflation étant d’un peu moins de 2% par actuellement, laisser de l’argent sur ce support revient donc à perdre de l’argent. A éviter donc sur le long terme.

Egépargne 1 Obligataire

Géré par Natixis IM. Actif net au 31 mars 2020 : 1182 M€.

Durée de placement conseillée : moyen terme (2 ans au moins).

Répartition par classe d’actifs :

  • Obligations : 62%
  • Monétaire : 30%
  • Actions : 7%
  • Autres : 1%

Impact ISR Rendement Solidaire

Géré par Natixis IM. Actif net au 31 mars 2020 : 717 M€ (x 2 ?) = 1400 M€ ?
* pas clair, le DICI fourni par Natixis indique 717 M€, mais le rapport annuel mentionne un fonds clone nommé I2 qui est lui aussi capitalisé à 717 M€.

Durée de placement conseillée : 3 ans au moins.

Répartition par classe d’actifs :

  • Obligations Euro : 38%
  • Actions : 31%
  • Monétaire : 18%
  • « Valeurs solidaires » ??? = 8%
  • Autres : 5%
 

Egépargne 2 Diversifié

Géré par Natixis IM. Actif net au 31 mars 2020 : 1395 M€.

Durée de placement conseillée : 5 ans au moins.

Répartition par classe d’actifs :

  • Obligations : 51%
  • Actions : 39%
  • Autres : 10%
 

Egépargne Actions Croissance Euro

Géré par AXA IM / Framlington Equities. Actif net au 31 mars 2020 : 1099 M€.

Durée de placement conseillée : 5 ans au moins.

Répartition par classe d’actifs :

  • Actions : 72%
  • Obligations : 33%
  • Capital Risque : 5%

 

Egépargne Actions Monde ISR